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Profession
Publié le 9 décembre 2016 à 08h00
La dose individuelle moyenne reçue par les travailleurs est en baisse, selon l’IRSN

L’IRSN a publié son bilan 2015 des expositions professionnelles aux rayonnements ionisants. Les doses moyennes individuelle et collective sont en baisse et le nombre de professionnels suivis a augmenté.

Publié le 6 septembre dernier, le rapport 2015 de l’IRSN sur les expositions professionnelles aux rayonnements ionisants enregistre le suivi de 228 371 travailleurs du secteur médical et vétérinaire, un chiffre en augmentation de 1% par rapport à 2014.

Une dose moyenne individuelle de 0,34 mSv contre 0,38 en 2014

Selon ce rapport, les doses moyennes sont en baisse. À 15,4 hommes.Sv, la dose collective annuelle chute de 1,7%. La dose individuelle annuelle moyenne, quant à elle, « passe de 0,38 mSv en 2014 à 0,34 mSv en 2015. »

Une dose individuelle moyenne plus faible que dans l’aviation, l’industrie ou le nucléaire

Cette dose individuelle reçue par les travailleurs du secteur médical et vétérinaire est relativement faible comparée à celles des autres professionnels surveillés par l’IRSN, notamment dans le secteur de l’aviation (1,98 mSv), de l’industrie (1,38 mSv) et du nucléaire (1,17 mSv).

Les plus petits effectifs sont les plus exposés

Parmi les professionnels du secteur médical qui ont reçu une dose supérieure au seuil d’enregistrement, 94 % sont exposés à moins de 1 mSv. Sur la totalité des personnels médicaux suivis, les effectifs de radiologie représentent 51%, la radiothérapie 3% et la médecine nucléaire 2%. Ces deux domaines sont étroitement examinés par l’IRSN puisqu’ils affichent des doses individuelles moyennes « 2 à 3 fois supérieures aux doses individuelles moyennes observées dans les autres secteurs du domaine médical. » C’est d’ailleurs en radiothérapie que la dose individuelle annuelle maximale a été enregistrée en 2015, avec une dose neutrons de 21 mSv.

La dosimétrie du cristallin encore marginale

L’IRSN indique que 15 451 travailleurs du domaine médical et vétérinaire ont bénéficié d’un suivi dosimétrique aux extrémités, pour une dose totale de 92 Sv et une dose individuelle moyenne de 5,9 mSv. Des chiffres « en légère augmentation » par rapport à 2014. Concernant ce type de dosimétrie, l’IRSN rapporte notamment un cas de dépassement enregistré dans le secteur de la radiologie, « avec une dose au doigt de 685 mSv. » Pour ce qui est de la dosimétrie du cristallin, le rapport indique « qu’elle n’est pas encore réalisée en routine dans tous les établissements », puisqu’elle ne concerne que 181 travailleurs, « dont 74 % exercent dans le secteur de la radiologie. »

Carla Ferrand
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Commentaires 1 commentaire de nos lecteurs

C.tourneux
le 09/12/2016 à 18h37

Le gros problème restant le port effectif de la dosimètrie dans le secteur médical...en particulier au bloc opératoire...L’analyse de ces données restent du coup peu fiable.

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Manips radios, une profession de plus en plus négligée, abaissée, dénigrée et sans aucune (...)
merci de votre analyse mais ne terminez pas seulement sur le sol français, moi je (...)
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