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Études scientifiques
Publié le 24 novembre 2016 à 08h00
Une étude sur l’autocompression en mammographie mobilise les manips

Une équipe du centre de cancérologie de Lorraine à Nancy a présenté un programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) sur l’autocompression en mammographie. Les résultats, obtenus avec la participation des manipulateurs, sont encourageants.

Améliorer le confort des patientes lors d’un examen de mammographie fait partie des préoccupations des personnels d’imagerie. Dans cette optique, une équipe du centre de cancérologie de Lorraine, à Nancy, a mené une étude pour évaluer l’intérêt de l’autocompression sur la tolérance de la mammographie.

Une étude multicentrique sur 600 patientes

600 patientes ont participé cette étude multicentrique sur une durée de deux ans. Lors des dernières Journées francophones de radiologie, qui se sont déroulées du 14 au 17 octobre à Paris, Amélie Sacré, manipulatrice à l’institut de cancérologie de Lorraine, a évoqué l’implication des équipes paramédicales dans ce projet.

Une collaboration entre les manips et les patientes

Le rôle des manipulateurs s’est concentré sur le relationnel et la collaboration avec les patientes : « Les manips proposaient l’étude aux patientes, ils devaient leur expliquer la procédure et les convaincre d’intégrer l’étude », explique Amélie Sacré. Le manip réalisait le prétest pour savoir si la patiente pouvait faire l’autocompression sur son sein et c’est ensuite un logiciel qui sélectionnait de façon aléatoire l’intitulé de l’examen : soit une mammographie standard, soit une mammographie avec autocompression.

Les manips ont réalisé les examens et répertorié les résultats

« Le manipulateur réalisait l’examen, évaluait la tolérance et remettait un questionnaire de satisfaction à la patiente. Puis, il sollicitait le radiologue en direct pour qu’il remplisse sa partie, notamment sur la qualité d’image. Enfin, le manip répertoriait l’ensemble des données sur l’épaisseur du sein et la force de compression lors des examens », détaille Amélie Sacré.

Des résultats encourageants

À l’issue de cette étude, chaque manip remplissait un questionnaire sur son ressenti. « Avant l’étude, les avis des manips étaient mitigés au sujet de l’autocompression. Certains étaient très réfractaires, d’autres totalement enthousiastes », note Amélie Sacrée. A posteriori, l’étude révèle une amélioration du relationnel et une meilleure collaboration entre la manip et la patiente pour lui expliquer la procédure et la convaincre d’intégrer l’étude :« Certains ont comparé ça à de l’hypnose conversationnelle », précise l’intervenante.

L’autocompression pourrait devenir une pratique de routine

Selon les résultats préliminaires de l’étude, cette méthode d’autocompression pourrait devenir une pratique de routine : « Il faut attendre la publication des résultats et les recommandations des sociétés savantes. En fonction de cela, nous pourrions envisager de modifier nos pratiques », conclut la manipulatrice.

Carla Ferrand
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